Périgord, Dordogne... On mélange les termes et sans bien comprendre pourquoi. Si aujourd’hui le département français est bel et bien la Dordogne du nom de la rivière qui le traverse au sud, la province ancienne du Périgord a laissé un nom qui perdure et qui est utilisé tant par ceux qui y habitent que par ceux qui s’y rendent. Mieux : il y a quatre Périgord avec chacun son identité propre, tant commerciale que touristique et culturelle.
Celui dans lequel est ancré le festival de musique classique des Estivales du Frau est le Périgord Vert, soit le croissant nord du département de la Dordogne. C’est le Périgord de la truffe, des vertes vallées, des petits cours d’eau parmis lesquels certaines des plus belles rivières de France (Isle, Auvézère...).
Les lieux de concert sélectionnés par les Estivales du Frau figurent parmi les plus beaux joyaux du Périgord Vert :
Dédiée à Saint-Etienne, cette église fut construite au 11e siècle. Edifice roman, première cathédrale de Périgueux jusqu’en 1577, composé d’un choeur, d’une nef à quatre travées carrées, il en perdit deux ainsi que son clocher pendant les guerres de religion. A l’intérieur, un élégant arc brisé du Tombeau de l’évêque Jean d’Asside (12e siècle) et l’orgue de Carrouges (17e siècle), restauré en 1993.

Répertorié parmi les plus beaux villages de France, Saint-Jean-de-Côle offre de multiples centres d’intérêt dont son église romane datant du XI ème siècle.
L’église offre un cadre merveilleux pour des concerts. Saint-Jean-de-Côle est certainement le lieu le plus emblématique de notre festival !

Surnommée la Venise du Périgord Vert, la ville de Brantôme est renommée pour son abbaye troglodyte et la fameuse Grotte du Jugement Dernier, malheureusement en rénovation et provisoirement fermée aux concerts.
Nous espérons pouvoir revenir jouer à Brantôme !

Réputé pour ses truffes noires, le village de Sorges est la capitale de la truffe en Périgord.
Son église romane qui date du XII ème siècle est sur la "Via Lemovicensis", un des plus fameux chemin du Pélerinage de Compostelle. Pour les mélomanes : son acoustique excellente.

Magnifiquement restauré par ses actuels propriétaires, le château d’Essendieras est l’ancienne demeure d’André Maurois. Il offre l’une des plus belles vues sur la vallée de la Loue.
Le Domaine d’Essendieras reçoit ses invités en toute saison dans le confort et la convivialité.

Maintes fois reconstruit, remanié à la Renaissance, le Château de Jumilhac est la « Perle Noire » du Haut Périgord.
Aux marches du Limousin et du Périgord, le château féodal de Jumilhac formait une ligne de défense contre les multiples agressions.

L’Eglise Saint Thomas d’excideuil est particulièrement chargée d’histoire.
Concernant l’origine du nom de la ville, diverses hypothèses existent, dont certaines fantaisistes, parmi lesquelles on trouve Isis Dolium « tonneau d’Isis », par allusion à la culture de la vigne et de la déesse des vendanges.
Exito en gaulois ou Exitus en latin « chemin de sortie » suivi du gaulois -ialo, « clairière ou champ ».
Le nom pourrait également venir d’une racine celte « ville des eaux » ou d’une autre racine celte évoquant une région riche en fer.

Ville fortifiée de charme, Thiviers est la capitale du foie gras en Périgord Vert.
Son église romane qui date du XII ème siècle est dédiée à Notre-Dame. L’un des chapitaux est identique par son thème (des monstres engoulant des hommes) à un chapiteau de la cathédrale SAN ISIDRO à LEON (sur le chemin espagnol)